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Ordinateur portable ouvert sur un pupitre de salle de classe, étagères de livres floues derrière

Photo de Thomas Park sur Unsplash

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Encadrer les outils, les données et les responsabilités de l’IA à l’école

Un usage pédagogique devient praticable lorsque l’établissement en précise l’objectif, les données autorisées, les comptes et les règles de validation.

Publié lemis à jour leiaécoles← Tous les articles

Une enseignante souhaite utiliser un assistant d’IA pour aider ses élèves à améliorer un texte. La préparation de l’activité précise les comptes utilisés, les textes que les élèves peuvent transmettre et la manière d’indiquer l’aide reçue dans leur travail.

L’établissement doit relier l’objectif pédagogique aux conditions d’utilisation de l’outil. Un pilote peut porter sur une activité pédagogique définie, avec examen des données et du fournisseur, préparation des utilisateurs et évaluation des résultats avant extension.

Définir l’activité et le travail attendu de l’élève

Dans notre exemple, l’enseignante veut que l’élève compare plusieurs formulations et explique ses choix. L’assistant peut proposer une reformulation, mais l’élève reste responsable de son texte et de l’analyse qu’il en fait. Une consigne précise permet d’évaluer cet apprentissage plutôt que la seule qualité du document final.

L’International Baccalaureate présente les enjeux de l’IA dans l’apprentissage et l’évaluation. La reconnaissance de l’aide reçue et l’intégrité académique appartiennent à cette réflexion. Elles ne remplacent pas les règles relatives aux données et aux comptes.

La consigne indique si l’assistant peut fournir une explication, commenter un raisonnement ou proposer une formulation, et précise les parties du travail à produire par l’élève. Les élèves doivent également pouvoir signaler une réponse incompréhensible, fausse ou inappropriée.

L’établissement examine les solutions possibles pour les élèves qui ne peuvent pas utiliser l’outil dans les mêmes conditions. L’accès matériel, l’accessibilité de l’interface et les contraintes liées à l’âge peuvent modifier l’organisation de l’exercice. Ces points déterminent si l’usage proposé reste compatible avec l’objectif pédagogique.

Choisir les données et les comptes autorisés

Un texte d’élève peut contenir son nom, une expérience personnelle ou des informations sur d’autres personnes. L’enseignante choisit donc un contenu adapté à l’exercice et explique les informations à retirer avant transmission. Un exemple fictif ou un texte préparé pour l’activité peut éviter d’exposer inutilement des données personnelles.

L’établissement définit ensuite les comptes et les paramètres nécessaires. Un compte géré par l’école permet d’organiser l’accès et le retrait des droits. La direction examine aussi le produit utilisé, le contrat, la durée de conservation et l’utilisation éventuelle des contenus pour entraîner les modèles.

La directive de la Faculté des sciences de l’UNIGE illustre l’importance d’une règle explicite pour les informations personnelles ou confidentielles. Elle concerne cette faculté ; chaque établissement doit établir ses propres règles à partir de son statut et de ses activités.

Pour les écoles privées, la LPD fédérale constitue généralement le cadre des traitements privés. Les écoles publiques relèvent du droit cantonal, avec des situations particulières à examiner. L’article sur le régime des données des écoles privées détaille cette qualification. La nationalité d’un élève ne suffit pas à déterminer le droit applicable.

Vérifier le service au-delà de son interface

Le fournisseur doit expliquer où il traite les contenus, quels autres prestataires interviennent et quelles personnes disposent d’un accès technique. L’école examine les possibilités d’effacement, de fermeture des comptes et d’export. Elle vérifie aussi les mécanismes de signalement et l’assistance disponible.

Les essais portent sur le fonctionnement réel. L’équipe utilise des données de test pour vérifier les paramètres, la visibilité des conversations et les autorisations des différents profils. Elle prépare également la conduite à tenir si un élève transmet une information interdite ou si une réponse révèle un contenu auquel il ne devrait pas accéder.

Une liste courte d’outils approuvés peut réduire le recours aux comptes personnels si elle couvre les usages attendus. L’école prévoit donc un moyen de demander une fonction manquante ou de faire examiner un nouvel outil. Cette procédure permet de comprendre les besoins avant qu’ils ne donnent lieu à des usages difficiles à suivre.

Préparer les personnes et évaluer l’usage

La formation part de l’activité prévue. Les élèves apprennent à reconnaître les limites d’une réponse et à déclarer l’aide reçue. Les enseignants disposent de cas montrant une erreur plausible, une source absente ou une reformulation qui change le sens. L’équipe administrative reçoit des consignes adaptées aux dossiers qu’elle traite.

L’information aux familles explique la finalité, les outils retenus, les données concernées et les contacts utiles. Elle doit correspondre au dispositif réel. Dans un établissement multilingue, les documents peuvent nécessiter plusieurs versions, avec les mêmes règles et les mêmes interlocuteurs.

La fiche d’usage documente les décisions associées à l’activité pédagogique.

DécisionÉlément à documenter
Objectif pédagogiqueCompétence travaillée et résultat attendu de l’élève
Usage de l’outilAides autorisées et tâches qui restent à l’élève
DonnéesContenus admis et informations à exclure
Comptes et fournisseurAdministration, conservation et conditions de traitement
ÉvaluationCritères de réussite et manière de déclarer l’aide reçue
SuiviResponsable, canal de signalement et date de réexamen

Après quelques séances, l’équipe évalue la compréhension des formulations, la capacité des élèves à expliquer leurs choix et les éventuelles difficultés d’accès. Elle regarde également les erreurs du modèle et le temps nécessaire aux enseignants pour les traiter. Ces éléments permettent d’adapter l’activité ou d’en limiter l’usage.

L’IA trouve ainsi une place définie dans le travail scolaire. L’établissement peut expliquer l’objectif poursuivi, les données utilisées et les conditions dans lesquelles l’activité apporte quelque chose aux élèves. Cette cohérence donne une base pour étendre les usages, les modifier ou y renoncer.

Sources

L’activité décrite est un exemple pédagogique. Les politiques cantonales, les règles de l’établissement et les conditions des produits déterminent les usages effectivement possibles.