Un agent chargé de préparer un devis doit comprendre une demande, retrouver les bons articles et utiliser les prix en vigueur. Le modèle peut interpréter un courriel incomplet ; le catalogue fournit les références ; des règles calculent les montants. L’agent coordonne ces opérations et prépare un résultat que l’équipe peut vérifier.
La valeur du système vient de cette intégration. Pour l’évaluer, l’organisation décrit le travail à accomplir, les outils accessibles et le résultat attendu. Les quatre exemples suivants sont des architectures proposées, pas des réalisations client ni des promesses de gains mesurés.
Préparer un devis à partir d’une demande
Une PME reçoit un courriel demandant plusieurs produits, avec des quantités et une date souhaitée. Certains noms sont approximatifs ; une référence manque. Le premier travail de l’agent consiste à structurer la demande et à conserver les passages qui justifient son interprétation.
L’agent interroge ensuite le catalogue ou l’ERP par une interface autorisée. Il recherche les références, les unités, les prix et les informations disponibles sur la livraison. Une correspondance incertaine doit rester visible dans le brouillon. Le modèle ne doit pas inventer une référence pour compléter une ligne.
Les règles métier calculent les montants, les taxes et les éventuelles remises autorisées. L’équipe peut ainsi distinguer l’interprétation du langage et le calcul. L’agent prépare le devis selon le modèle de l’entreprise, puis signale les informations que le commercial doit confirmer.
Dans cet exemple, l’envoi attend une validation. Le commercial voit la demande initiale, les articles retenus, les hypothèses et les écarts. Son contrôle porte sur des éléments identifiables, avec la possibilité de corriger ou de refuser le brouillon.
Le jeu d’essai comprend une demande complète, un produit inconnu, une quantité ambiguë, un prix absent et une reprise après interruption. L’équipe mesure les références correctes, les questions manquantes correctement détectées et les corrections nécessaires. Elle vérifie également qu’une relance du traitement ne crée pas deux devis.
Rapprocher des paiements et des factures
Les références de QR-facture et les relevés ISO 20022 fournissent des champs structurés pour le rapprochement des paiements. Le traitement doit aussi identifier les règlements partiels, les références manquantes et les factures reçues plusieurs fois pour les soumettre à vérification.
Un agent peut rapprocher les documents et les données du logiciel comptable. Les correspondances exactes relèvent de règles déterministes. Le modèle peut aider à interpréter une pièce non structurée ou à préparer l’explication d’un écart. Le système conserve la référence de chaque document utilisé.
Le résultat est une proposition de rapprochement accompagnée des exceptions. Le comptable examine les cas ambigus et valide les écritures prévues. L’architecture sépare cette préparation de toute autorisation de paiement.
L’essai vérifie les doublons, les paiements partiels et les montants qui ne correspondent pas. Une nouvelle exécution ne doit pas produire une seconde écriture pour la même pièce. La documentation de SIX sur la QR-facture fournit le cadre des informations à exploiter ; le logiciel doit également respecter les versions des formats bancaires retenus.
Orienter le courrier d’une commune
Un courrier reçu peut demander une information, transmettre une pièce ou ouvrir un dossier. L’agent identifie la demande, recherche les documents autorisés qui s’y rapportent et propose un destinataire interne. Il peut préparer un projet de réponse avec les références utilisées.
L’accès dépend du rôle chargé de traiter le dossier. Un modèle capable de retrouver une information ne reçoit pas pour autant le droit de consulter tous les dossiers communaux. Les contrôles s’appliquent à la recherche et aux outils, avant que le contenu n’entre dans le contexte du modèle.
Le service responsable valide l’orientation et la réponse. L’essai doit comprendre une demande adressée au mauvais service, un règlement remplacé et un document qui contient une instruction destinée à tromper l’agent. Le système traite cette instruction comme du contenu reçu, sans lui permettre d’étendre les autorisations.
Préparer une veille scientifique vérifiable
Un institut peut définir les thèmes de sa veille et les critères de sélection des publications. L’agent interroge les catalogues retenus, rapproche les notices et prépare une synthèse des travaux pertinents. Une bibliographie structurée permet de retrouver les publications et leur version.
La synthèse distingue l’objet de l’étude, la méthode et les résultats rapportés. Elle ne transforme pas l’absence d’une information dans un résumé en conclusion sur l’article complet. Lorsque le texte intégral manque, cette limite doit apparaître.
Les chercheurs vérifient les références et apprécient la pertinence des travaux. Pour évaluer le système, ils peuvent constituer un ensemble de publications connues, examiner les études omises et contrôler un échantillon des résumés. Cette mesure porte autant sur la sélection que sur la rédaction.
Évaluer le processus complet
Dans ces quatre workflows, le journal associe chaque résultat aux données consultées et aux actions exécutées. Les outils disposent de permissions limitées aux opérations prévues. Les instructions sont conservées dans un Git repo et les tests sont rejoués après modification. La durée de conservation et le contenu des logs sont définis selon les données traitées.
| Processus | Résultat attendu | Contrôle décisif |
|---|---|---|
| Devis | Brouillon fondé sur le catalogue courant | Références, montants et informations manquantes |
| Comptabilité | Rapprochement et exceptions explicables | Pièces d’origine et absence de doublons |
| Courrier communal | Orientation et réponse proposées | Compétence du service, sources et accès |
| Veille scientifique | Sélection et synthèse des publications | Références exactes, pertinence et limites du texte consulté |
L’équipe teste aussi l’arrêt, la reprise et le retrait des accès. Le périmètre d’autonomie peut ensuite évoluer selon les résultats et les conséquences d’une erreur. La personne chargée de la validation doit pouvoir consulter les sources et consacrer le temps nécessaire à sa décision, avec le pouvoir de corriger la proposition.
Ces critères permettent de décider si un agent apporte une capacité exploitable au processus. L’article sur la recherche, la vérification et l’orchestration détaille les choix techniques qui relient ces étapes.
